mercredi 23 mai 2012

Arrêtes de refouler tout ça, exprimes !

Sentez-vous cette douleur au fond de la gorge dont aucune pastille n'arrive à bout ? Sentez-vous ce piquotement des yeux qui ne vous quitte pas malgré les colyres ? Sentez-vous ce serrement dans votre estomac dont vous n'arrivez pas à vous débarasser ?

Moi je les sens chaque jour, chaque nuit, chaque heure, chaque seconde. Quelque soit le temps, le lieu et l'humeur, elles ne me quittent jamais. Un geste, une parole, une histoire peuvent parfois amplifier ces souffrances. A peine enfouies, elles vous rappellent à l'ordre.
Elles vous rappellent ce que vous avez tenté de cacher aux autres, ce que vous vouliez oublier, ce que vous ne savez exprimer et qui vous coûte, chaque jour de votre vie.
Un sentiment refoulé, un chagrin non pleuré, autant de choses impalpables qui arrivent à vous remuer physiquement, même des années après le bout de votre histoire qui a décidé de vous laissé ces souvenirs grinçants.
Puis, un jour, l'une de ces douleurs nous fait souffrir plus que d'habitude. A ce moment précis, vous vous rendez compte que vous ne pleurez plus, que vous ne savez pas dire à votre famille et à vos amis que vous les aimez, que vous restez seul parce que vous ne laissez pas la porte ouverte.
Malgré cette prise de conscience, vous ne pouvez soulager votre corps et votre âme. Les visites chez l'acupuncteur et l'ostéopathe ne changent rien.

Finalement, le meilleur remède, le seul vrai remède, est la parole, l'écriture, le chant, le cri, bref l'expression. Personne n'a le droit de dire que vous avez tort d'éprouver ces sentiments refoulés. Mais il faut pouvoir s'en débarasser, faire le nécessaire pour avancer, pardonner afin de ne pas vivre une vie de souffrances.

Il est mieux de vivre que de survivre.

vendredi 18 mai 2012

Images de vie

Force est de constater qu'un film peut bouleverser; bouleverser des idées préconçues, des sentiments, des non-dits, une relation, son monde. Cela peut tout remettre en question si tant est que l'on écoute et regarde le film plutôt que de se contenter de l'entendre et de le voir. Tous ne font pas cet effet. Tous n'ont pas ce pouvoir singulier de toucher notre for intérieur.
Nous construisons nos vies sur notre soif de découverte, nos découvertes et, surtout, sur notre vécu, car il fait parti de l'apprentissage de la vie. Mais lorsque les cours ne sont pas complets, lorsque les leçons ne sont pas données, expliquées ou justes, il se crée un déséquilibre. On devient handicapé des sentiments. On ne sait pas recevoir ou bien, on le fait mal. On ne sait pas donner, ou bien seulement en partie, croyant se préserver, se protéger. On ne sait pas comment s'en sortir, même si on n'a qu'une seule vraie envie : vivre enfin heureux.
Mais pour cela, ce sont des marches et des marches à franchir. Tels des obstacles sur le parcours du combattant. Il arrive que certains obstacles s'avèrent finalement faciles à franchir, car le déclic nécessaire avait déjà eu lieu, dans d'autres circonstances : la volonté aide. Mais elle ne suffit pas dans tous les cas. Un handicap, c'est comme une bouée qu'on n'arrive pas à gonfler alors qu'on est dans l'eau, au milieu de nulle part. Si on ne sait pas nager, soit on coule tout de suite, soit on apprend par nécessité, par instinct de survie, par la volonté de vivre. Mais savoir nager ne suffit pas car à mettre toutes ses forces pour avancer et essayer de garder la tête au dessus de l'eau, afin de voir la terre lorsqu'un jour, on l'espère, elle apparaitra, on en oublie que l'épuisement approche, tapie, là, au fond des réserves d'espoir, attendant l'instant où les bouées seront indispensables, vitales. Et, lorsque l'on est handicapé, on veut de toutes les forces qui nous restent, gonfler ces bouées de la dernière chance, on veut vivre, mais, on ne sait pas comment faire. Dans le meilleur des cas, l'explication de texte ne nous a pas été apportée, dans le pire des cas nous n'avons même pas eu connaissance du manuel.

Tels des maçons, nous montons nos briques, les unes après les autres, pour se construire une vie heureuse. Tel est le plan de chacun. Certains ont besoin de beaucoup de briques pour être heureux, d'autres, une cabane sur de solides fondations leur suffira. C'est en cela que nous sommes tous égaux : nous aspirons tous à la paix et au bonheur. Mais nos histoires nous séparent. Certains, parce que la vie en a décidé ainsi, n'auront pas la chance d'avoir des fondations solides pour pouvoir avancer seuls et devront être accompagnés, aidés jusqu'à la fin de leurs jours. Et malgré ce coup du sort, certains arrivent à être simplement heureux. D'autres - par l'énergie qu'ils dépensent à vouloir sortir du noir sans jamais se débarasser de cette peur qui les empêche d'aller à cette petite lumière qui leur tend les bras - s'épuiseront et joueront avec le feu, consciemment ou non, fatalement ou non. Au bout du compte, la plupart d'entre nous faisons des choix, tout au long de notre vie qui nous servent à monter les murs, les cloisons. Une brique pour l'apprentissage de la marche, puis une autre pour la course, puis le vélo, puis le roller et le patin sans oublier la danse. Une brique pour la parole, une autre pour le chant, une autre pour le sifflement et l'autre pour le chuchotement et encore une autre pour les cris. Ainsi de suite, de pas en enjambées et d'enjambées en sauts. Il nous arrive de faire marche arrière, de régresser et de faire tomber une cloison à notre construction ; un autre choix qui nous a permis de prendre un peu l'air.
Mais, pour que cette construction soit solide, les fondations sont importantes, certes, mais le ciment, le mortier, la colle qui fait tenir toutes ces briques est essentielle. Cette colle, c'est ce que nous croyons au plus profond de nous, et qui vient parfois à fleur de peau. Ce sont nos sentiments, nos préjugés, nos non-dits, nos principes, tout ce qui fait notre personnalité et notre image. Plus cette colle est faite de sincérité, de respect et d'amour, moins elle s'effritera. Le temps est fait de doutes. Ces poisons disséminés le long du chemin peuvent altérer la colle, assombrir les briques. Ils sont pourtant nécessaires : tels des vaccins qui nous rendront plus forts. Ils nous servent à remplacer les briques de papier par des briques solides, si tant est que nous sachions réagir à ces films que nous prenons la peine d'écouter et de regarder, à ces livres qui nous parlent d'autres voies, à ces amis qui croisent notre chemin.

jeudi 11 août 2011

Ras le bol

Il arrive parfois que le corps exprime tout haut ce que l'on pense tout bas, ce que l'on enfouit en soi. On pense qu'en mettant un mouchoir par dessus, ce sera du passé et on pourra passer à la suite. C'est faux. C'est le corps qui supporte le poids de cet enfouissement. Vient toujours un moment où seule l'action peut désamorcer la bombe.
D'ailleurs, il y en a à revendre des expressions populaires qui désignent ce phénomène.
Rouge de colère : cela voudrait-il dire que lorsque je rougis sans raison apparente c'est qu'une colère non exprimée, refoulée, veut faire surface car le tuba ne suffit plus ?
En avoir plein le dos : oui c'est mon cas. je ne suis pas à ma place. je vis la vie de quelqu'un d'autre. Certains diront que c'est par choix, moi je dirais juste que c'est par convention.
"- Pour vivre, tu dois avoir un logement.
- Ça c'est bon : j'ai un appart' qui ne me coute pas cher mais qui le vaut bien. Et je ne parle même pas de certains de mes voisins...
- Tu dois aussi avoir un boulot pour payer les factures et la nourriture.
- Ça c'est bon : j'ai un job qui me stresse, qui ne m’intéresse pas au plus haut point puisqu'il n'est ni gratifiant, ni stimulant.
- Tu dois aussi avoir des loisirs pour pouvoir t'échapper de ton quotidien afin de mieux le supporter.
- Ça c'est plus ou moins bon : je fais du sport quand mon corps me le permets, je lis quand j'ai le temps, que je ne suis pas trop crevée et que je n'ai pas de corvée à accomplir car personne ne le fera à ma place, j'écris aussi accessoirement mais ça c'est quand je suis inspirée c'est-à-dire quand j'arrive à vider ma tête des soucis du quotidien, des soucis de santé et des soucis du boulot, autant dire pas très souvent depuis quelques mois.
- Et enfin tu dois passer du temps avec ceux que tu aimes afin d'avoir une vie sociale, en dehors du boulot.
- Ça c'est fluctuent : quand ce n'est pas moi qui bouge ce sont mes amis, le temps que je passe au boulot, à accomplir mes corvées et à me reposer de mon boulot, c'est tout ce temps que je n'ai pas pour trouver la personne qui constituera mon renouveau. Lorsque je prends du temps pour voir ma famille, j'en ressors épuisée et peu souvent mieux moralement. Lorsque je prends du temps pour mes amis, je passe beaucoup de temps à écouter, à me changer les idées mais trop peu à me dévoiler pour construire un lien solide.
- Le tout, c'est de trouver l'équilibre entre la vie professionnelle et la privée.
- T'en as d'autres des clichés comme ça ? Parce que j'en ai un moi sur lequel je cracherais bien après l'avoir tellement piétiné que j'en aurais des trous dans les semelles : le travail c'est la santé. Dis ça à mon dos qui ne fait qu'exprimer toutes ces colères que je ne m'autorise pas à exprimer (par peur, par principe, par correction,...). Dis ça à mes voisins qui en profitent parce qu'à chaque fois que je pourrais aller les voir pour leur dire leurs quatre vérités, il est malheureusement trop tard pour que ce soit correct. Dis ça à ma conscience qui ne sait pas s'asseoir sur certains principes, ne serait que pour se défendre de temps en temps. Dis ça à des amis qui ne le sont plus juste parce qu'eux aussi, parfois, ils se retrouvent à survivre au lieu de vivre."

vendredi 21 janvier 2011

Seconde tentative...

Voici l'objet de ma seconde tentative dont le sujet est : La Peau.

D'une vie à l'autre

Je vais te raconter mon histoire, toi qui m'accompagne depuis si longtemps. Ma vie commence par une naissance. Mais pas n'importe laquelle : celle de mon porteur. Nous grandîmes ensemble, furent heureux ensemble. Puis vint la fin de notre histoire commune. Nos chemins se séparèrent tandis que nous ne faisions encore qu'apprendre à nous connaitre. Il avait pris soin de moi, d'un bout à l'autre de son existence, car il savait bien que là où j'avais mal, il avait mal.

Ma seconde maison, après l'enclos de la ferme, fut la ferme elle-même. J'y connu des jours heureux mais également beaucoup de jours difficiles. Maintes et maintes fois, je dus faire fi de ma fierté. Tel était le prix à payer pour avoir un toit au dessus de moi et pour ne pas finir aux oubliettes. Mon souvenir de cet abri est un gout de poussière, de semelles et je te dirais même, si je me le permettais, que les poules devraient apprendre à se soulager dehors, uniquement dehors. Ou tout au moins loin de moi. Enfin bon, voilà, la dure loi de la vie à la ferme. Cette part de vie se termina un jour, sans crier gare, par un temps de pluie. Je me souviens de ce jour surtout à cause de la boue, cette boue noire et collante. C'est ce jour là que je changeai de main, de maison. Je ne sais ce que représente ces morceaux de papiers de couleurs mais mon existence en fut changée à cause de ceux-ci (j'avoue que j'hésite encore entre le "à cause" et le "grâce à" et je passe de l'un à l'autre à chaque fois que je raconte mon histoire).

J’arrivai ainsi dans ma troisième maison. Intégré parmi d’autres, dans un silence religieux. Il arrivait parfois qu’une conversation comble le vide, mais je n’eu le droit d’y participer que le jour où mon nouveau propriétaire, recevant un hôte à deux pattes, nous présenta tous, y compris moi, avec un mot que je ne connaissais pas à l’époque : chasse. De ce jour, mes compagnons me firent l’honneur de pouvoir participer à leurs discussions. Mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours… Mon droit expira très vite ! En effet, le jour où je leur expliquai, sans savoir que je signais ainsi le début de ma nouvelle phase de solitude, que je venais d’une ferme, ils m’exclurent de leur club sans préavis. J’avoue que je mis quelques jours à comprendre que la ferme n’est pas du tout l’équivalent de la chasse. Ce n’est ni la même vie, ni la même mort. Ce qui me fit me rendre compte de mon erreur, c’est lorsque je m’aperçus (enfin !) que tous ceux qui partageaient cette pièce avec moi étaient… comment dire… partiels ! Tandis que moi, j’étais présent dans mon intégralité ! Je sais bien que c’est la beauté intérieure qui compte mais tout de même… l’aspect extérieur peut aussi donner des indications sur sa vie passée et sa provenance. Et là, c’était tout à fait flagrant… Lorsqu’on y prêtait attention. Bref, à force de devoir faire cavalier seul dans mes discussions philosophiques et mes recherches sur les origines de mes camarades, je finis par avoir l’impression de tourner en rond et mes couleurs finirent par se ternir, sans même que je m’en rende compte. Même la démonstration de mon maitre avec ses appeaux n’y fit apparemment rien. Ce n’est qu’au moment où mon propriétaire me badigeonna d’une espèce de crème ou je ne sais quoi, que je compris que mon apparence laissait vraiment à désirer. Malheureusement, son action n’arrangea rien, au contraire. Je finis par être, certes moins terne, mais également moins touffu, plus gras et, après quelques temps, plus poussiéreux. Ce n’est donc pas dans la joie et la bonne humeur que je vécu mes derniers mois dans cette demeure. Il y eu ensuite, encore une fois, un échange de morceaux de papier de couleur qui précéda mon nouveau départ.

J’avoue que ce départ me fut un peu plus pénible que le premier. En effet, on m’avait roulé pendant le voyage ! Mais je ne m’éterniserai pas sur cet aspect très désagréable. J’arrivai donc dans ma quatrième maison. Très belle propriété je dois dire. Mon séjour débuta par un nettoyage en bonne et due forme. Je me rappelle que cela me fit un bien fou ! J’eus l’impression de respirer à nouveau, de revivre. Je fus ensuite installé dans une pièce agréable, pleine de vie. J’avais toujours chaud et mes périodes de solitude restaient courtes. Mais tout n’était pas rose ! L’ambiance, l’environnement et les murs l’étaient mais à chaque demeure ses désavantages… Je n’étais effectivement pas souvent seul, ce qui m’évitait de déprimer ou de parler à moi même comme cela m’était déjà arrivé dans le passé. Mais la compagnie à laquelle j’avais droit était… comment dire… absolument pas tendre, voire brutale ! Entre les petites voitures, les ballons, les liquides nauséabonds (et je ne parlerai que des liquides), les griffures, les tirages de poils et j’en passe et des meilleurs… Ce ne fut pas une sinécure. Et j’oubliais le pire et le meilleur à la fois : l’espèce de plaque aspirante qui débarrasse effectivement de la poussière et des cochonneries, mais qui passe également beaucoup de temps à arracher les poils ! Et ca fait mal ! Je dois bien l’admettre, cela me donnait l’impression d’être au sommet d’une colline, en plein vent. Cela me renvoyait donc vers l’un de mes bons souvenirs de ma précédente vie. Mais au moins avant, on ne m’arrachait pas les poils ni ne me roulait dessus. Les premiers temps j’arrivais à faire fi de toutes ces maltraitances (le mot est fort, je le reconnais, mais il faut utiliser le bon terme sur ces agissements). Et lorsque, par la force des choses, je pris conscience que je vieillissais beaucoup plus vite que ce que j’aurais pu espérer (et je ne suis pourtant pas d’un naturel optimiste), je pris la décision de me rebeller. J’avais de faibles moyens mais on m’avait prouvé par le passé que si je ternissais, j’étais beaucoup moins entouré et apprécié. Ni une ni deux, sans hésitation aucune (en fait si, une toute petite. J’eus une pensée émue pour le traitement auquel j’avais eu droit la dernière fois. Mais j’effaçai cela d’une pichenaude car en comparaison avec ce que je vivais au quotidien, c’était une broutille), je décidai de tout faire pour ternir. Très vite j’appris qu’être motivé, avoir un but, donnait des couleurs. J’allais donc à contre courant de mon idée initiale. J’étais à la fois horrifié par mon échec cuisant et si rapide mais aussi émerveillé par cette découverte inattendue. En pleine euphorie, je me lançai même le défi d’être plus radieux de jour en jour pour essayer de retrouver mes couleurs d’origine. Ce nouveau but me fit même oublier les maltraitances, c’est dire. La progression fut rapide, au début. Puis le mouvement se ralentit au fur et à mesure que le temps faisait son office. Mais force était de constater qu’à force d’embellir, j’eus de moins en moins droit aux maltraitances. Cela voulait-il dire que les plus beaux étaient épargnés tandis que les plus laids payaient leur laideur ? Il m’arriva de penser que oui. Mais cette généralité me dérangea et je pris parti de penser que j’étais l’exception qui confirme la règle : c’était ainsi moralement moins lourd à porter. De ce jour, je fis des efforts constants pour rester beau et resplendissant afin d’avoir de la compagnie non brutale. J’eus même une fois l’honneur de voir les fesses nues de mon maitre et de sa femme de très très prés… Quel honneur… Même si cela fut fatiguant de fournir ces efforts salvateurs, je passai plusieurs années tranquilles. J’avais la paix ! Mais le sursis n’atteint pas la dizaine d’années. Des cris et des pleurs se firent de plus en plus fréquents. Finalement, je fus embarqué sans crier gare dans une nouvelle maison que mon maitre appela appartement.

C’est ainsi que j’arrivai ici, dans ma cinquième maison à ce jour. Je fus installé au coin du feu. Je passais mes journées seul. Les premiers temps, mon maitre me tint compagnie tous les soirs. Et au fur et à mesure, les soirées à deux s’espacèrent. Puis cela devint des soirées à trois. Lors de ces soirées, je vis un nombre incalculable de paire de fesses, en dehors de celle de mon maitre. Et un jour, mon maitre t’amena à moi. Il t’installa juste à coté de moi, toi mon double, toi ma peau d’amour. Et nous coulons depuis lors des jours heureux, près du feu, et sous le joug régulier d’amants. Comme quoi, on peut être une vieille peau et trouver l’amour.

samedi 1 janvier 2011

Voeux 2011

Bonne et belle
Année nouvelle !
Que 2011 vous soit profitable,
Tout en restant agréable !
Bonheur et Santé !
Que la vie sourit,
A tous mes amis,
Et au monde entier !


Bonne Année 2011 à toutes et tous ! ;)

lundi 8 novembre 2010

Des mots difficiles

Ce ne sont que quelques mots mais ils ont tellement de poids qu'ils peuvent être parfois difficiles à prononcer.
Lorsque l'on n'a pas eu l'habitude de les entendre et de les prononcer depuis le plus jeune âge, ce sont des mots qui deviennent précieux et rares. Au fil du temps, on espère qu'un jour on saura être capable de les dire mais aussi qu'on sera la personne à qui qqn les destine. Ces mots rares dans nos vies deviennent chers à notre cœur.
On apprend au fur et à mesure de sa vie quel poids ils peuvent avoir et dans quels cas ils peuvent être prononcés.
A force d'attendre on finit par se dire qu'on ne le mérite pas. Malgré tous ces efforts, malgré cette envie, ce besoin, on se résigne, on renonce presque : l'important c'est de vivre ou même de survivre après tout.
Puis vient le moment où on se les entend dire, ce moment tant attendu arrive ! Et là, on est impuissant, incapable de les recevoir, d'y faire face et d'y répondre. Et là, on espère que nos actes ont pu prouver que ce ne sont pas les sentiments qui sont absents mais que ce sont juste les mots qui n'arrivent pas à franchir cette barrière du son.
Ensuite on s'en veut. Ensuite on voudrait que ce moment soit arrivé à un autre moment. Et même si l'on sait que peu importe l'instant, on aurait aimé que cela se soit passé quand on aurait été prêt : prêt à recevoir et à répondre, prêt à les accepter et à les dire. Mais on sait parfaitement qu'être prêt ce n'est pas facile et ce n'est pas prévisible.
A ce jour, on me les a dit 8 fois. La dernière c'était il y a qqes jours. La première c'était il y a à peu près 6 ans. Seulement 3 personnes me l'ont dit (dont 5 fois, dont la dernière, de ma mère). Évidemment, en plus de ma mère, ce sont 2 personnes à qui je tiens énormément. Ce n'est pourtant qu'à cette huitième fois que j'ai su y répondre. Je n'ai pas su les dire à mon tour, j'ai su y répondre. J'ai encore beaucoup de chemin à parcourir. J'ai encore une grosse partie de ma carapace à enlever. J'ai passé tellement de temps à protéger mon cœur que j'ai parfois l'impression de donner trop l'image d'un cœur très bien caché derrière de solides fortifications.
Ceux qui me connaissent bien savent que pour moi, chaque mot à son importance, et qu'il est important à mes yeux que ce qui doit être exprimé le soit. Elles savent également que ce que je n'arrive pas forcément à dire, j'arrive parfois, au bout d'un certain temps, à l'écrire. Alors même si je suis en chemin sur la voie de la parole, je tenais à écrire... à vous 2 : moi aussi, je vous aime (j'espère que vous saurez vous reconnaitre LV et CD ;) sinon ca va me forcer à vous le dire ^^).
Et pour mes autres amies les plus proches, mais si, mais si, je vous aime aussi ;)

jeudi 5 août 2010

Fantôme

Elle était bel et bien là. Même pays, même région, même ville, même feu. Je l'ai bel et bien vue. Je suis passée inaperçue. Elle au pied du feu, moi le pied sur la pédale.
J'avais suivi ma route, une ombre à ma cheville. L'ombre d'un fantôme douloureux.
J'avais survécu aux assauts et survivais depuis malgré les blessures.
Puis vint les signes. Ils me conduisirent tous vers les souvenirs. Ils me conduisirent tous vers un choix nécessaire. Malgré les doutes, l'ombre fantomatique a laissé des traces.
Mais à ce feu, elle a été le signe ultime. Elle marque le début d'une nouvelle ère tandis qu'elle a marqué la fin d'une autre.
Tel un fantôme surgit de mon passé, elle a croisé ma route et ce fut un adieu.

samedi 24 juillet 2010

Première tentative...

Voici l'objet de ma première tentative dont le sujet est : Le Hasard.

Quel Monsieur ce Monsieur Hasard !

Mon hasard est un homme élégant en costume trois pièces, tel un Hercule Poirot dans son quotidien, flanqué d'un autre style se rapprochant fortement de celui de l'ampoule à idées qui nous illumine ponctuellement. Curieux mélange me direz-vous. Mais je n'irai pas jusqu'à décrire la procédure qu'il doit suivre pour l'allumage : la chevillette et la bobinette ne sont pas de mon ressort. Cet homme vous dirait "Secret Professionnel" de sa voix hasardeuse, pour répondre à vos interrogations pleines de curiosité.

Nous croiserions cet homme dans la rue, par hasard, nous penserions très facilement qu'il est digne du meilleur asile qui soit : gâcher un si beau costume avec des loupiottes... et ce tic affreux qui fait s'illuminer son accoutrement.

Mais il n'est pas seul... celui-ci c'est le mien et celui de quelques personnes qui me sont complètement inconnues, choisies au hasard. Enfin... en ce moment tout au moins. La roue tourne aussi pour cela.

A croire que le Hasard est très occupé à pimenter nos vies : ils sont des dizaines, non des centaines, que dis-je, des milliers ! à gérer le hasard de nos vies. Il faut bien cela lorsque l'on sait qu'il existe un service hasardeux spécial pour les éléments qui composent la nature.

Evidemment nous n'avons pas un seul hasard toute notre vie... sinon il s'appellerait destin. Non, nous avons, par le fruit de tous les hasards, un nouveau hasard à chaque fois qu'un hasard le décide. Alors, du coup, soit le Hasard fait bien les choses, soit le fruit du Hasard nous punit. De quoi nous punit-il ? J'avoue que je ne sais pas. Seul le hasard peut le dire. Encore faudrait-il qu'il ait pris la peine de se renseigner auprès du service de planification des hasards... Pour sa défense, s'il ne s'est pas renseigné ou s'il n'a pas réussi, c'est peut-être aussi de la faute du bureau des renseignements qui perd à chaque fois, comme par hasard, le plan des services et les horaires d'ouverture décidés au hasard quotidiennement.

Vous aurez surement remarqué dans toute cette organisation du Hasard, que tout n'est quand même pas hasardeusement géré. Si c'était le cas, cela s'appellerait l'Anarchie. Les anarchies je ne vous en parle pas... trop c’est l'anarchie difficile raconter de... Déjà pour réussir à mettre en ordre au hasard afin d’expliquer le Hasard c'est assez difficile... alors imaginez un peu l'anarchie pour l'Anarchie ! Mais là, je fais des suppositions hasardeuses car je n'ai encore jamais essayé de mettre de l’ordre dans le Hasard et encore moins dans l’Anarchie.

Trêve de digressions : je ne sais pas si c'est mon hasard ou si c'est le Hasard qui m'a amené à parler de hasard mais, en tout cas, après avoir répondu à la question "Qui est le hasard ?" (à laquelle la réponse fut "Ni destin, ni anarchie"), je vais répondre à l’interrogation "Qu'est-ce que le Hasard ?".

Le Hasard c'est, comme par hasard, hasardeux. Cette réponse vous avance bien pour comprendre, n'est-ce pas ? C'est le fruit du hasard, croyez moi.

Le Hasard c'est bizarre.

Il fait parfois bien les choses : vous rencontrez quelqu'un, par hasard, dans un café, et vous apprenez quelques minutes après que c'est l'homme ou la femme de votre vie (autre nom de ce hasard : coup de foudre), votre conjoint casse, par le plus grand des hasards, une lampe ou plutôt LA lampe (qui ne rentre pas dans le style, qui fait des bruits bizarres ou qui est moche) qu'il adorait mais que vous détestiez (autre nom du hasard : volonté de placer les objets qui ne conviennent pas dans des endroits à risques) ou alors vous avez besoin de monnaie pour le parcmètre (autrement appelé voleur pour ceux qui ont un vocabulaire différent) et par hasard vous trouvez un billet par terre (autre nom du hasard : chance).

Mais, il fait parfois mal les choses ce fameux Hasard : la personne que vous aimez en secret rencontre quelqu'un, par hasard, dans un café, et en tombe amoureux, c'est le coup de foudre pour elle et pour vous c'est le coup fatal ( Fallait te déclarer plus tôt mon vieux ! ), vous cassez une lampe ou plutôt LA lampe que vous adorez, en enfilant votre veste, c'est une volonté de fer pour elle et un coup du sort pour vous (Fallait pas la laisser faire quand elle a trouvé des arguments absurdes pour trouver une place à cette lampe ! ) ou vous avez perdu le billet qui devait vous permettre de jouer quelques grilles de Loto parce qu'en ce moment vous avez (plutôt aviez non ?!) de la chance et que vous vouliez en profiter (certains parlent de taxe sur la bêtise en parlant du Loto... vous en pensez quoi ?).

Enfin bref... le Hasard c'est une question de point de vue.

Les plus sceptiques me diront "Ah évidemment cette excuse fallait bien qu'elle sorte à un moment ou un autre ! C'est toujours pareil avec vous qui pensez avoir réponse à tout ! Vous essayez d'expliquer et quand vous vous rendez compte que c'est compliqué, vous glissez ce genre de phrase, vraie, mais qui n'explique rien ! "- Maman, comment on fait les bébés ? - C'est le fruit du hasard ma fille." ou "- Et voilà, encore une fois, je te demande de faire un tout petit quelque chose pour moi et, comme par hasard, c'est justement ce que tu n'arrives pas à placer dans ton emploi du temps ! - C'est qu'un pur hasard ma chérie... à chaque fois..." ou "- Le verre est à moitié vide ou à moitié plein ? - C'est une question de point de vue." ou encore "- La poule ou l'œuf en premier ? - Ah ca... c'est une question de point de vue... et peut-être aussi un petit peu d'évolution...". Super vos réponses non ?!"

Ce à quoi je répondrais ceci : le Hasard c'est un événement que vous n'attendiez pas mais que vous espériez en secret, c'est un choix que vous n'aurez pas à faire, c'est un bonheur sans limite ou un malheur sans nom, c'est futile ou déterminant, c'est une seconde par ci et une seconde par là, c'est une suite d'événements non planifiés (ou en tout cas pas par celui qui subit ou qui profite), c'est le petit (ou le grand) quelque chose qui va mettre un peu de piment dans la vie, bref, c'est beaucoup, beaucoup de choses différentes et qui se ressemblent pourtant... est-ce le fruit du hasard ? Peut-être... ou peut-être pas. Qui sait si la réponse ne s'affichera pas, à tous, un jour... au hasard d’un coup de vent ou d’un coup de cœur ou peut-être, qui sait, au hasard d’une nouvelle. Quel Monsieur ce Monsieur Hasard !

dimanche 10 janvier 2010

Quête, souffrance, espoir puis... délivrance ?

On a beau se dire que cela n'arrivera pas à soi, qu'on est plus fort et capable d'encaisser, sans rien montrer, cela ne nous rend pas différent.
Finalement, sur ce point, on ne diverge pas. On endure. On stresse. On a peur. On passe beaucoup d'heures au travail. On s'inquiète. On dort de moins en moins bien. On se pose des questions. On essaye de supporter la douleur en se disant que c'est la dernière ligne droite. On finit par moins dormir. On s'épuise pour réussir à aller se coucher. On est mal. On ne sait pas quoi faire de plus. On a envie de ne pas s'inquiéter mais ce n'est pas possible : c'est trop compliqué.

Il est déjà difficile d'être seul en temps normal.
Lorsque des poids s'ajoutent sur nos épaules, cela devient pesant et la solitude est encore plus difficile. Qu'on soit solide ou pas, qu'on se soit affublé d'une carapace ou non, on finit toujours par être touché et par être écrasé par les événements: la main en l'air, en direction de la lumière, les épaules sous les poids, le boulet à la cheville et la tête juste en dessous du niveau de l'eau. Une bouffée d'air volée à chaque fois qu'on réussit à vivre quelques secondes comme avant.

Ce "avant" plein de doutes, de douleur et d'ignorance. Fatiguant à sa façon. Stressant à sa façon. Ni peur, ni crainte: juste la quête d'une réponse.

Je suis toujours en attente de cette réponse mais un espoir apparait. Et finalement cet espoir se mêle à tout ce qui est le pire à vivre.
Le moment qui semble se profiler comme une délivrance est précédé par une souffrance qu'on ne peut éviter.

J'espère seulement que l'espoir d'un mieux se transformera en un réel mieux, libérateur.

mercredi 11 novembre 2009

Humaine et comme tout le monde

Dans la vie, nous y allons chacun de notre personnalité et de nos choix. Nous avons chacun nos blessures qui mettent un temps plus ou moins long à guérir, selon les entourages et les événements qui suivent.

Chaque élément douloureux nous façonne aussi surement que nos moments de bonheur.

Chaque mouvement, chaque parole est un choix. Qu'il soit réfléchi ou non, il nous amène toujours un peu plus vers ce que nous sommes, au fond de nous.

Mais chacun de ces choix est régie par un code. Au volant de notre voiture nous suivons le code de la route (ou pas d'ailleurs...). En discussion avec une personne plus jeune ou une personne plus âgée, nous avons des comportements différents. Dans un pays étranger, nous nous adaptons car nous savons pertinemment que ce n'est pas le pays qui va prendre la peine de s'adapter à nos habitudes : l'étranger ne serait plus étranger et chacun aurait le même chez soi. Avec nos amis, nous avons un différent niveau de complicité et de partage : à l'un vous prêterez votre crayon, à l'autre vous confieriez votre vie.

Tous ces codes évoluent. Le code de la route n'est pas le même aujourd'hui qu'il y a 20 ans. Les règles de respect envers notre prochain ont changées (je n'alimenterai pas le débat en disant "dans le mauvais sens" mais sachez que je le pense sincèrement... le respect se perd à mon grand désarroi). Les us et coutumes s'oublient. La distance nous éloigne de nos amis. Nos choix divergent et nous séparent.

Une vie se construit autour de bonnes surprises et de grosses déceptions. Nous ne pouvons pas changer au même rythme que notre entourage. Mais c'est cela qui nous fortifie. Nos grands moments de solitude finissent par être aussi importants que les moments de partage avec tous nos amis. L'un permet de se construire, l'autre permet de bâtir des relations sociales épanouissantes. Certains s'aperçoivent un jour que privilégier la face cachée est tout aussi mauvais que de privilégier la face publique et d'autres préfèrent vivre au gré de leurs humeurs pour ne surtout pas s'apercevoir d'un quelconque malaise.

Non tout cela n'est pas un hasard. C'est le déroulement d'une vie. De la votre, de la mienne. Nous sommes tous différents mais à la fois tous les mêmes.

Nous avons les mêmes doutes, les mêmes peurs, les mêmes envies, les mêmes rêves, la même vie fragile et sensible.

Malgré tout on a chacun sa façon de réagir. Moi je m'en veux. Je m'en veux de ne pouvoir donner autant à un amour qu'à un ami. Je m'en veux de ne pouvoir consacrer plus de temps aux autres. Je m'en veux de ne pouvoir me dédoubler pour aussi m'occuper de moi. Je m'en veux de m'en vouloir... Je suis humaine et je suis comme tout le monde. M'en vouloir alors que je n'y peux rien est déconcertant et pourtant moteur. Après tout moi aussi il m'arrive d'avoir froid, d'avoir mal , de pleurer et d'avoir envie de tout casser...

Je suis humaine... Je suis comme tout le monde.

dimanche 9 août 2009

Opposable, en coup ou pour de l'autostop ?

Il est là. Juste là. Pas très loin. Tout prêt même. Mais pourtant inaccessible.

Il a besoin de quelque chose ou de quelqu'un pour arriver jusqu'à moi pour qu'ensuite je puisse avancer.

C'est un petit rien mais tellement important et décisif.

Ais-je vraiment le droit de croire que je peux déclencher les événements pour pouvoir poursuivre mon avancée ?
Et si j'ai le droit, quelle est la marche à suivre ?
Quelqu'un a-t-il un mode d'emploi à me proposer ?

J'ai l'impression que je peux le faire... que je peux être la source d'une nouvelle impulsion.

Je vais essayer de trouver la bonne solution... J'ai une idée et je veux savoir si elle va me conduire à mon nécessaire... coup de pouce.

dimanche 24 mai 2009

Tueur sans le savoir...

A tous ceux qui deviennent dangereux juste parce qu'ils veulent gagner du temps.
A tous ceux qui deviennent dangereux juste parce qu'ils veulent faire bien.
A tous ceux qui deviennent dangereux juste parce qu'ils essayent de respecter le "naturel".

A tous ceux qui se sentent concernés.
A tous ceux qui se font du mauvais sang pour les autres.
A tous ceux qui voudraient changer le monde.

Contre l'inconscience.
Contre l'impatience.
Contre la violence.

Pour la sécurité de tous.
Pour le bien de tous.
Pour la paix de tous.

Réfléchir aux conséquences de ses actes avant d'agir.
Prendre soin de penser à soi et aux autres avant d'agir.
Préférer prévenir à guérir avant d'agir.

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J'ai vu une moto cette semaine.
J'ai vu une moto, sur la route, cette semaine.
J'ai vu une moto, sur la route, montée par deux personnes, cette semaine.
J'ai vu une moto, sur la route, montée par deux personnes dont un enfant, cette semaine.
J'ai vu une moto, sur la route, montée par deux personnes dont un enfant pas assez grand, cette semaine.
J'ai vu une moto, sur la route, montée par deux personnes dont un enfant pas assez grand qui manquait de tomber à chaque démarrage, cette semaine.
J'ai vu une moto, sur la route, montée par deux personnes dont un enfant pas assez grand qui manquait de tomber à chaque démarrage, cette semaine... et j'ai eu peur pour lui à la place de l'adulte qui le menait vers la mort.

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Ça fait physiquement mal de voir ce genre de choses... je vous assure... j'en ai mal...

dimanche 17 mai 2009

Ne m'enviez pas...

Pourquoi ?
- parce qu'on veut épater les autres...
"Toi ! la-bas ! regarde ! et bave ! Mais n'en mets pas partout sur mon nouveau tapis qui tue la mort"
"Tu veux le même ? ils le font plus... Ou alors si... je crois que dans le magasin qui est à 500km d'ici il en reste un mais il est loin d'être en solde crois moi !"
"N'oublie pas d'essuyer tes chaussures stp... je voudrais pas qu'un caillou vienne rayer mon nouveau parquet stratifié !"
"Enlève tes chaussures stp... j'ai un nouveau tapis très fragile qui m'a couté la peau des fesses et je peux vraiment plus me permettre des folies après ça !"
"Ouais regarde mon nouveau bidule ! Il fait ça, ça et ça ! pis attends je te garde le meilleur pour la fin ! Tadaaaaam ! trop bien hein ?!"
"Arrêtes de me regarder comme çà... je te le filerai pas ! C'est pas que je te fais pas confiance mais tu comprends... à ce prix la... j'ai assez de stress au boulot deja !"
- parce qu'on est jaloux...
"Bon... ce mois-ci je mangerai que des pâtes mais je veux ce machin ! J'en ai marre que l'autre dondon m'en mette plein la vue !"
"Tu l'as vu avec son truc ? Je suis sure qu'elle dort avec !"
"Non mais chez toi ça rendra pas bien... c'est pas la même couleur, la forme est bizarre... ça fera un peu trop mélange des genres tu vois !"
"Moi aussi je peux me l'offrir ce bidule si je veux ! Non mais elle me gonfle à l'exhiber comme ça !"
"Mais si aller on l'achète... Je suis sure que toi aussi tu en meurs d'envie ! T'as bien vu que chez trucmuche ça rendait hyper bien ! Elle nous l'a assez dit d'ailleurs !"
"Non mais au boulot c'est la guerre des tranchées ! Si tu suis pas la mode t'es court-circuitée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire ! Oui je sais... ben la voiture elle attendra encore un peu ! C'est pas elle qui va me placer au rang des fashion !"
- parce que tout simplement ça nous plait...
"Oh il est super ! On est super bien dedans ! La coupe est super et je te parle même pas de la couleur ! J'a-dore !"
"C'est vraiment une folie... mais si je le prends pas, je vais le regretter toute ma vie... bon aller je le prends je me débrouillerai avec mon budget..."
"C'est pas sérieux... mais il me plait beaucoup ! mais c'est vraiment pas sérieux... en plus tu as deja prévu un voyage alors faire une folie de plus c'est vraiment pas une bonne idée... Mais c'est le coup de foudre ! Je veux ce truc ! Mr le vendeur... vous pourriez pas faire un petit geste sur ce truc parce qu'il me plait vraiment beaucoup mais je suis un peu juste ce mois ci..."

Mais finalement... il ne faut pas envier les autres... il faut vivre sa propre vie ! Au maximum !
Parce que peut-être que chez la personne que vous enviez, avoir ce truc ou ce machin, c'est pour compenser quelque chose de douloureux ou quelque chose de difficile à vivre. Alors non, n'enviez pas. On est tous différents mais on est aussi tous un peu les même. Faites vous plaisir quand vous le pouvez et restez raisonnable quand vous le devez. Rêvez aussi, espérez également ! Mais n'enviez pas.

samedi 16 mai 2009

Quand la fin du chemin est arrivée

(A une amie)

Oui... Nous sommes tous différents.
Nous disons cela très souvent pour nos cultures, nos traditions, nos religions, nos coutumes... notre couleur de peau...
Mais ce n'est pas vrai que pour cela... on a chacun notre façon de réagir au bonheur et au malheur...
Face à des événements qui nous dépassent, on gère chacun à sa façon. Aucun code ou guide n'est disponible pour nous dicter notre conduite.
Lorsque c'est difficile on est tout d'abord seul. On doit faire face coute que coute... si on en a la force on avance. Sinon on se rapproche du fond tout en tendant la main vers la lumière.
Mais parfois, on n'est pas seul. Mais surtout on n'a pas le temps de s'écouter ou d'accuser le coup... on doit suivre notre route parce que la relève est là, elle... à coté... elle attend que le chemin lui soit montré.
Cette progéniture désirée ou au moins tellement aimée... sait souffrir aussi... mais elle suivra la main tendue qui est restée, elle...
Que ce soit bon gré ou mal gré, que ce soit à bon escient ou non, que ce soit dans les bonnes décisions ou les mauvaises... elle suivra... surtout pendant les premières années. Celles ou l'insouciance fait preuve de génie mais où la conscience commence à pointer le bout de son nez...
Oui ils comprennent. Oui ils enregistrent et mémorisent. Tout exemple est bon à prendre finalement... mais le ressenti, la raison et la personnalité de chacun fera que chaque choix qui aura été fait sur le chemin de la paix, sera vécu comme une aide à la délivrance ou comme une punition non méritée.

Notre excuse c'est la douleur, c'est une absence, c'est un vide, c'est un manque, c'est une souffrance, c'est une première fois...
Mais finalement quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise... il faut être prêt pour que cela passe plus facilement... mais c'est malheureusement très difficile et elle n'est pas donné à tout le monde cette possibilité d'être prêt.

Conclusion : il faut faire avec... oui car ni code ni guide ne pourra empêcher l'Homme d'aimer... même à travers la mort.

Je capitule...

Voici le tableau... Certains mourraient d'envie de le voir alors en voici un aperçu... et croyez moi sur parole... il est 10 fois... que dis-je... 10 000 fois mieux en vrai ^^
Et vous pouvez remarquer qu'il n'est pas accroché au mur mais appuyé contre le mur...
Effectivement je ne sais pas encore où le mettre dans mon appartement pour qu'il soit mis en valeur mais en sécurité mais j'avais qu'une hâte... c'était de le sortir de son emballage de transport pour pouvoir le mirer à outrance... (Merci à une amie de moi pour m'en avoir donné l'occasion ;) ).

Du coup je vous mets aussi la photo du tableau que m'a offert l'artiste... Il représente mon signe astrologique ;)
Et attention... c'est une avant-première !

mardi 5 mai 2009

Folie d'un jour... Folie dont on se souvient pour toujours

Magnifique...
Extraordinaire...
Envoutant...
Liberté...
Imagination...
Rêve...
Vert...
Merveilleux...
Tranquille...
Paix...
Et tant d'autres mots...
Mais tous autant qu'ils sont...
Ils ne conviennent pas tout à fait...
Ça ne se décrit pas, ça se vit... On tient toujours à mettre des mots sur tout...
Mais finalement on en amoindrit les effets...
Vous voulez savoir ce que ça fait ? Essayez !!!

Certains (beaucoup et pas les meilleurs) pensent que l'apparat fait la capacité et la qualité d'appréciation...
Moi je pense que c'est le cœur qui fait la capacité et la qualité d'appréciation...
C'est savoir écouter, regarder, observer et ne pas juger... en tout cas pas avec la tête...
Et finalement ce sont les plus superficiels, qui ont une vision erronées, qui ne savent pas participer, qui ne savent pas écouter, qui jouent un rôle mal choisi...
Ils m'ont regardés arriver puis passer d'un regard hautain, d'un air dédaigneux...
Finalement, j'ai été prise d'un coup de folie... Le cœur a mené la barque...
Ça fait mal à la raison... mais ça fait du bien de se faire plaisir...

Je vais le souffrir pendant 10 mois mais j'espère bien en profiter toute ma vie...

Un tableau acquis sur le marché de l'art contemporain qui avait lieu à la Bastille ce weekend...

dimanche 8 février 2009

Malade... oui mais humain !

Quand on est malade... on est pas bien... on a mal... on est fatigué... on en a marre... on a la flemme...
Dans ces moments là tout ce que l'on souhaite c'est avoir la paix... pouvoir s'occuper de soi pour que la douleur, la fatigue et le mal-être disparaissent au plus vite... Et on peut aussi avoir envie d'avoir qqn sur qui se décharger un peu... Mais on ne veut pas non plus s'imposer à ses amis... Même si on peut en avoir besoin !

Mais... non... on ne peut pas... même les meilleurs amis peuvent pas forcément aider... soit parce qu'ils sont trop loin, soit parce qu'ils en ont pas les moyens physiques, soit parce que tout ce qui pourrait vous aider n'est pas dans leurs possibilités (bah oui on ne se transforme pas en médicament miracle très facilement... en tout cas aux dernières nouvelles c'était comme ça) ou tout simplement parce que vous ne leur en donnez pas l'occasion.

Et la paix... oui la paix... tout le monde devrait y avoir droit... surtout pendant la maladie... parce que pendant la maladie on ne devrait mettre toutes ses forces que dans la lutte contre la maladie. Dans la maladie on a parfois aussi des soucis liés à la maladie. Ceux là même qu'il faut gérer au mieux sans angoisser, sans avoir peur ou sans imaginer des choses qui ne vous concerneront probablement jamais. "Une biopsie ? d'accord ! Les résultats arriveront quand ?" (sous-entendu: "faudra que je retienne mes angoisses et mes peurs combien de temps ? Dans combien de temps saurais-je enfin de quoi je souffre ?"). Pis en plus, bizarrement on associe très facilement la biopsie au cancer... pourquoi ? j'en sais rien... c'est comme ça c'est tout. A croire qu'on aime se tourner les sangs...

Pis ce que je préfère (ironie mania) c'est ces petites phrases que votre médecin généraliste va glisser dans la conversation en croyant vous préparer à un pire... il vous donne assez d'information pour avoir peur mais pas assez pour raisonner cette peur. Alors il faut prendre sur vous... "Ah oui mais la déjà faut que je gère la douleur, la fatigue et le boulot parce que je ne peux pas me permettre d'arrêter ne serait-ce qu'un jour... Vous auriez pas pu la garder pour vous cette bombe ? Je sais que ça part d'une bonne intention mais... on lâche quand même pas une bombe comme ça sur la tête d'un patient qui par définition est en souffrance. Surtout après avoir annoncé "Allez voir le Dr X, c'est un très bon spécialiste qui saura vous diriger vers la meilleure solution médicale". Excusez moi mais... c'est peut-être bête hein mais... comment vous dire ? C'est le petit plaisir que vous préférez dans la vie ? Je parle du fait de casser l'effet du spécialiste en annonçant avant au patient ce qu'il risque d'entendre de la bouche du spécialiste ? Effectivement ce serait dommage de laisser le patient dans le flou en le laissant dans son ignorance... juste pour qu'il ne s'inquiète pas... Rien ne vaut une bonne semaine de crainte pendant la maladie... juste avant la visite chez le spécialiste...". Après tout... c'est un point de vue comme un autre non ?! Je suis d'accord... Non !

Pis attendez... c'est pas tout... ah bah sinon ce serait pas encore tout à fait marrant... Il manque un élément dans tout ça... le mieux (pour le côté hilarant ironique) et le pire (pour le côté réaliste): l'administration ! hé oui ! l'administration elle est partout... même quand on s'y attend pas elle est là. Elle vous attend au détour pour vous sauter dessus au moment où ca vous fera le plus mal (ah ça c'est toujours pour le côté rigolo évidemment). "Vous avez mal ? Oui ? OK... Vous êtes fatiguée ? Oui ? OK... Vous pouvez encore gérer votre vie malgré tout ? Oui ? Bon bah on va attendre encore un peu avant de vous assener le coup fatal... On déteste rater notre coup... C'est d'ailleurs pour ça qu'on aime pas trop les rampes dans les escaliers...".
"Bon bah quand vous en aurez marre de remplir des papiers pour nous... on envisagera éventuellement de vous rembourser ce qu'on vous doit et pis aussi on fera ce qu'on vous a affirmé qu'on allait faire... il y a 3 mois... Mais faut pas que vous en ayez marre avant d'avoir tout rempli et renvoyer correctement sinon... ben comprenez qu'on aime faire les choses bien, comme il faut... Vous anéantir en fait évidemment partie... Ah je vois que vous n'êtes plus spécialement étonnée... Vous avez eu affaire à quel autre service de chez nous ?".

Oui la maladie... finalement c'est rien à côté de tout ce qui tourne autour...
Alors comme on dit: "Prenez votre mal en patience" car de toute façon c'est la seule chose à faire...

vendredi 17 octobre 2008

Trace

Je veux laisser une trace,
Avant que je ne trépasse.
Un souvenir de moi,
Que vous, y compris toi,
Puissiez voir à travers le temps,
Et à travers mes sentiments.

Je veux laisser une trace,
Avant que je ne vous laisse.
Une action de moi,
Que vous, y compris toi,
Puissiez suivre à travers l'espace,
Et au dela de mes promesses.

Je veux laisser une trace,
Avant que ne s'efface,
Ma présence sur Terre,
Parmi famille et congénères,
Tandis que je me sens bien,
Et que j'aime les miens.

Je veux laisser une trace,
Qui m'identifiera pour toujours,
Aux yeux de toutes et tous,
Et que jamais ne s'efface,
Aujourd'hui et toute ma vie, cet amour
Qui vers vous me pousse.

samedi 13 septembre 2008

En passant

En passant, on existe.
En passant, on laisse une trace.
Mais par trop passer,
Sans rester,
On laisse une piste,
Bien trop mince.
En passant, on se montre.
En passant, on se dévoile.
Mais par trop passer,
sans rester,
On peine à se battre,
Contre tous les obstacles.
En passant, on vit.
En passant, ON VIT !

samedi 6 septembre 2008

La chaussette solitaire au fond du tiroir

Un jour, la chaussette, triste et solitaire (pas par choix), décide de prendre les choses en main ! Elle coure à l'accueil de sa commode, baragouine quelques mots pour essayer de faire comprendre qu'elle cherche un magasin pour acheter un écran d'ordinateur (bah oui le sien l'a laché en arrivant dans son nouveau tiroir: pas d'bol!). Donc la chaussette, blanche de surcroît!, finit par réussir à se faire comprendre et déniche un petit plan pour l'aider à trouver son chemin.
Hop en route pour le super magasin!
Elle finit par trouver l'échoppe tant bien que mal à force de penser "à gauche! à gauche!..." tout au long de la route (ben oui parce qu'une chaussette en lambeau - blanche, verte, noire ou rose - ben ça sert plus à rien !) Ni une ni deux, elle trouve un nouvel écran qui pourra lui tenir compagnie dans son tiroir. En même temps, elle se dit que ça fait cher la compagnie... mais elle détesterait encore plus que ce prix, l'idée de rester au fond de son tiroir pendant un an, solitaire! C'est bien connu, une chaussette ça n'a pas de poches alors impossible d'avoir des oursins !
La chaussette retourne donc, toute contente de son acquisition, au fond de son tiroir. Et là... elle découvre internet ! Outil magique contre la solitude forcée !
Ah tiens! Papa et maman chaussette sont connectés ! "M'en fous vais pas leur causer parce que c'est à cause d'eux que je suis là... à force d'avoir peur de ne pas pouvoir récupérer ma blancheur, ils m'ont fait partir ! Ca leur fera les pieds !" se dit-elle.
Elle se retrouve sur un forum au pif pour voir s'il y a des chaussettes plus tristes qu'elle. Elle est quand même pas tant à plaindre que ça... elle, au moins, elle a un tiroir où s'abriter !
A force d'y passer du temps, sans juger personne et en aidant un maximum de chaussettes, elle se retrouve vite au centre d'un groupe de chaussettes autant pour s'amuser que pour discuter sérieusement et elle finit par... parler d'elle.
Elle reçoit des compliments à n'en plus finir et est à la limite de devenir rouge à vie. Elle finit par décider qu'il serait temps que les chaussettes virtuelles deviennent réalité !
En route pour Paris, juste qqes jours pour... la rencontre de plusieurs personnes grâce à un site internet !
Aujourd'hui, la chaussette n'a pas coupé les ponts avec une personne qui joue de nouveau en permanence (sans commentaire) et c'est bien la seule qui a réussi à garder contact avec une chaussette.
La chaussette ne sait pas si elle est aujourd'hui malheureuse parcequ'elle est seule ou si elle est finalement heureuse malgré sa solitude... mais elle garde le sourire parce qu'elle est fière d'être là où elle en est, malgré toutes les chaussettes qui lui ont fait du mal.
Mais une chose est sûre : c'est que les rencontres sur internet ça aide à continuer quoi qu'il arrive.