samedi 16 mai 2009

Quand la fin du chemin est arrivée

(A une amie)

Oui... Nous sommes tous différents.
Nous disons cela très souvent pour nos cultures, nos traditions, nos religions, nos coutumes... notre couleur de peau...
Mais ce n'est pas vrai que pour cela... on a chacun notre façon de réagir au bonheur et au malheur...
Face à des événements qui nous dépassent, on gère chacun à sa façon. Aucun code ou guide n'est disponible pour nous dicter notre conduite.
Lorsque c'est difficile on est tout d'abord seul. On doit faire face coute que coute... si on en a la force on avance. Sinon on se rapproche du fond tout en tendant la main vers la lumière.
Mais parfois, on n'est pas seul. Mais surtout on n'a pas le temps de s'écouter ou d'accuser le coup... on doit suivre notre route parce que la relève est là, elle... à coté... elle attend que le chemin lui soit montré.
Cette progéniture désirée ou au moins tellement aimée... sait souffrir aussi... mais elle suivra la main tendue qui est restée, elle...
Que ce soit bon gré ou mal gré, que ce soit à bon escient ou non, que ce soit dans les bonnes décisions ou les mauvaises... elle suivra... surtout pendant les premières années. Celles ou l'insouciance fait preuve de génie mais où la conscience commence à pointer le bout de son nez...
Oui ils comprennent. Oui ils enregistrent et mémorisent. Tout exemple est bon à prendre finalement... mais le ressenti, la raison et la personnalité de chacun fera que chaque choix qui aura été fait sur le chemin de la paix, sera vécu comme une aide à la délivrance ou comme une punition non méritée.

Notre excuse c'est la douleur, c'est une absence, c'est un vide, c'est un manque, c'est une souffrance, c'est une première fois...
Mais finalement quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise... il faut être prêt pour que cela passe plus facilement... mais c'est malheureusement très difficile et elle n'est pas donné à tout le monde cette possibilité d'être prêt.

Conclusion : il faut faire avec... oui car ni code ni guide ne pourra empêcher l'Homme d'aimer... même à travers la mort.

Je capitule...

Voici le tableau... Certains mourraient d'envie de le voir alors en voici un aperçu... et croyez moi sur parole... il est 10 fois... que dis-je... 10 000 fois mieux en vrai ^^
Et vous pouvez remarquer qu'il n'est pas accroché au mur mais appuyé contre le mur...
Effectivement je ne sais pas encore où le mettre dans mon appartement pour qu'il soit mis en valeur mais en sécurité mais j'avais qu'une hâte... c'était de le sortir de son emballage de transport pour pouvoir le mirer à outrance... (Merci à une amie de moi pour m'en avoir donné l'occasion ;) ).

Du coup je vous mets aussi la photo du tableau que m'a offert l'artiste... Il représente mon signe astrologique ;)
Et attention... c'est une avant-première !

mardi 5 mai 2009

Folie d'un jour... Folie dont on se souvient pour toujours

Magnifique...
Extraordinaire...
Envoutant...
Liberté...
Imagination...
Rêve...
Vert...
Merveilleux...
Tranquille...
Paix...
Et tant d'autres mots...
Mais tous autant qu'ils sont...
Ils ne conviennent pas tout à fait...
Ça ne se décrit pas, ça se vit... On tient toujours à mettre des mots sur tout...
Mais finalement on en amoindrit les effets...
Vous voulez savoir ce que ça fait ? Essayez !!!

Certains (beaucoup et pas les meilleurs) pensent que l'apparat fait la capacité et la qualité d'appréciation...
Moi je pense que c'est le cœur qui fait la capacité et la qualité d'appréciation...
C'est savoir écouter, regarder, observer et ne pas juger... en tout cas pas avec la tête...
Et finalement ce sont les plus superficiels, qui ont une vision erronées, qui ne savent pas participer, qui ne savent pas écouter, qui jouent un rôle mal choisi...
Ils m'ont regardés arriver puis passer d'un regard hautain, d'un air dédaigneux...
Finalement, j'ai été prise d'un coup de folie... Le cœur a mené la barque...
Ça fait mal à la raison... mais ça fait du bien de se faire plaisir...

Je vais le souffrir pendant 10 mois mais j'espère bien en profiter toute ma vie...

Un tableau acquis sur le marché de l'art contemporain qui avait lieu à la Bastille ce weekend...

dimanche 8 février 2009

Malade... oui mais humain !

Quand on est malade... on est pas bien... on a mal... on est fatigué... on en a marre... on a la flemme...
Dans ces moments là tout ce que l'on souhaite c'est avoir la paix... pouvoir s'occuper de soi pour que la douleur, la fatigue et le mal-être disparaissent au plus vite... Et on peut aussi avoir envie d'avoir qqn sur qui se décharger un peu... Mais on ne veut pas non plus s'imposer à ses amis... Même si on peut en avoir besoin !

Mais... non... on ne peut pas... même les meilleurs amis peuvent pas forcément aider... soit parce qu'ils sont trop loin, soit parce qu'ils en ont pas les moyens physiques, soit parce que tout ce qui pourrait vous aider n'est pas dans leurs possibilités (bah oui on ne se transforme pas en médicament miracle très facilement... en tout cas aux dernières nouvelles c'était comme ça) ou tout simplement parce que vous ne leur en donnez pas l'occasion.

Et la paix... oui la paix... tout le monde devrait y avoir droit... surtout pendant la maladie... parce que pendant la maladie on ne devrait mettre toutes ses forces que dans la lutte contre la maladie. Dans la maladie on a parfois aussi des soucis liés à la maladie. Ceux là même qu'il faut gérer au mieux sans angoisser, sans avoir peur ou sans imaginer des choses qui ne vous concerneront probablement jamais. "Une biopsie ? d'accord ! Les résultats arriveront quand ?" (sous-entendu: "faudra que je retienne mes angoisses et mes peurs combien de temps ? Dans combien de temps saurais-je enfin de quoi je souffre ?"). Pis en plus, bizarrement on associe très facilement la biopsie au cancer... pourquoi ? j'en sais rien... c'est comme ça c'est tout. A croire qu'on aime se tourner les sangs...

Pis ce que je préfère (ironie mania) c'est ces petites phrases que votre médecin généraliste va glisser dans la conversation en croyant vous préparer à un pire... il vous donne assez d'information pour avoir peur mais pas assez pour raisonner cette peur. Alors il faut prendre sur vous... "Ah oui mais la déjà faut que je gère la douleur, la fatigue et le boulot parce que je ne peux pas me permettre d'arrêter ne serait-ce qu'un jour... Vous auriez pas pu la garder pour vous cette bombe ? Je sais que ça part d'une bonne intention mais... on lâche quand même pas une bombe comme ça sur la tête d'un patient qui par définition est en souffrance. Surtout après avoir annoncé "Allez voir le Dr X, c'est un très bon spécialiste qui saura vous diriger vers la meilleure solution médicale". Excusez moi mais... c'est peut-être bête hein mais... comment vous dire ? C'est le petit plaisir que vous préférez dans la vie ? Je parle du fait de casser l'effet du spécialiste en annonçant avant au patient ce qu'il risque d'entendre de la bouche du spécialiste ? Effectivement ce serait dommage de laisser le patient dans le flou en le laissant dans son ignorance... juste pour qu'il ne s'inquiète pas... Rien ne vaut une bonne semaine de crainte pendant la maladie... juste avant la visite chez le spécialiste...". Après tout... c'est un point de vue comme un autre non ?! Je suis d'accord... Non !

Pis attendez... c'est pas tout... ah bah sinon ce serait pas encore tout à fait marrant... Il manque un élément dans tout ça... le mieux (pour le côté hilarant ironique) et le pire (pour le côté réaliste): l'administration ! hé oui ! l'administration elle est partout... même quand on s'y attend pas elle est là. Elle vous attend au détour pour vous sauter dessus au moment où ca vous fera le plus mal (ah ça c'est toujours pour le côté rigolo évidemment). "Vous avez mal ? Oui ? OK... Vous êtes fatiguée ? Oui ? OK... Vous pouvez encore gérer votre vie malgré tout ? Oui ? Bon bah on va attendre encore un peu avant de vous assener le coup fatal... On déteste rater notre coup... C'est d'ailleurs pour ça qu'on aime pas trop les rampes dans les escaliers...".
"Bon bah quand vous en aurez marre de remplir des papiers pour nous... on envisagera éventuellement de vous rembourser ce qu'on vous doit et pis aussi on fera ce qu'on vous a affirmé qu'on allait faire... il y a 3 mois... Mais faut pas que vous en ayez marre avant d'avoir tout rempli et renvoyer correctement sinon... ben comprenez qu'on aime faire les choses bien, comme il faut... Vous anéantir en fait évidemment partie... Ah je vois que vous n'êtes plus spécialement étonnée... Vous avez eu affaire à quel autre service de chez nous ?".

Oui la maladie... finalement c'est rien à côté de tout ce qui tourne autour...
Alors comme on dit: "Prenez votre mal en patience" car de toute façon c'est la seule chose à faire...

vendredi 17 octobre 2008

Trace

Je veux laisser une trace,
Avant que je ne trépasse.
Un souvenir de moi,
Que vous, y compris toi,
Puissiez voir à travers le temps,
Et à travers mes sentiments.

Je veux laisser une trace,
Avant que je ne vous laisse.
Une action de moi,
Que vous, y compris toi,
Puissiez suivre à travers l'espace,
Et au dela de mes promesses.

Je veux laisser une trace,
Avant que ne s'efface,
Ma présence sur Terre,
Parmi famille et congénères,
Tandis que je me sens bien,
Et que j'aime les miens.

Je veux laisser une trace,
Qui m'identifiera pour toujours,
Aux yeux de toutes et tous,
Et que jamais ne s'efface,
Aujourd'hui et toute ma vie, cet amour
Qui vers vous me pousse.

samedi 13 septembre 2008

En passant

En passant, on existe.
En passant, on laisse une trace.
Mais par trop passer,
Sans rester,
On laisse une piste,
Bien trop mince.
En passant, on se montre.
En passant, on se dévoile.
Mais par trop passer,
sans rester,
On peine à se battre,
Contre tous les obstacles.
En passant, on vit.
En passant, ON VIT !

samedi 6 septembre 2008

La chaussette solitaire au fond du tiroir

Un jour, la chaussette, triste et solitaire (pas par choix), décide de prendre les choses en main ! Elle coure à l'accueil de sa commode, baragouine quelques mots pour essayer de faire comprendre qu'elle cherche un magasin pour acheter un écran d'ordinateur (bah oui le sien l'a laché en arrivant dans son nouveau tiroir: pas d'bol!). Donc la chaussette, blanche de surcroît!, finit par réussir à se faire comprendre et déniche un petit plan pour l'aider à trouver son chemin.
Hop en route pour le super magasin!
Elle finit par trouver l'échoppe tant bien que mal à force de penser "à gauche! à gauche!..." tout au long de la route (ben oui parce qu'une chaussette en lambeau - blanche, verte, noire ou rose - ben ça sert plus à rien !) Ni une ni deux, elle trouve un nouvel écran qui pourra lui tenir compagnie dans son tiroir. En même temps, elle se dit que ça fait cher la compagnie... mais elle détesterait encore plus que ce prix, l'idée de rester au fond de son tiroir pendant un an, solitaire! C'est bien connu, une chaussette ça n'a pas de poches alors impossible d'avoir des oursins !
La chaussette retourne donc, toute contente de son acquisition, au fond de son tiroir. Et là... elle découvre internet ! Outil magique contre la solitude forcée !
Ah tiens! Papa et maman chaussette sont connectés ! "M'en fous vais pas leur causer parce que c'est à cause d'eux que je suis là... à force d'avoir peur de ne pas pouvoir récupérer ma blancheur, ils m'ont fait partir ! Ca leur fera les pieds !" se dit-elle.
Elle se retrouve sur un forum au pif pour voir s'il y a des chaussettes plus tristes qu'elle. Elle est quand même pas tant à plaindre que ça... elle, au moins, elle a un tiroir où s'abriter !
A force d'y passer du temps, sans juger personne et en aidant un maximum de chaussettes, elle se retrouve vite au centre d'un groupe de chaussettes autant pour s'amuser que pour discuter sérieusement et elle finit par... parler d'elle.
Elle reçoit des compliments à n'en plus finir et est à la limite de devenir rouge à vie. Elle finit par décider qu'il serait temps que les chaussettes virtuelles deviennent réalité !
En route pour Paris, juste qqes jours pour... la rencontre de plusieurs personnes grâce à un site internet !
Aujourd'hui, la chaussette n'a pas coupé les ponts avec une personne qui joue de nouveau en permanence (sans commentaire) et c'est bien la seule qui a réussi à garder contact avec une chaussette.
La chaussette ne sait pas si elle est aujourd'hui malheureuse parcequ'elle est seule ou si elle est finalement heureuse malgré sa solitude... mais elle garde le sourire parce qu'elle est fière d'être là où elle en est, malgré toutes les chaussettes qui lui ont fait du mal.
Mais une chose est sûre : c'est que les rencontres sur internet ça aide à continuer quoi qu'il arrive.