samedi 26 avril 2008
Photo 001
Ceci est une photo que j'ai prise quand j'étais en vacances en Lozère, dans les Cévennes (l'année dernière).
Auteur:
digrenette
à
14:02
0
commentaires
Demeure d'une vie
Lorsqu'une pièce est vide je me sens déprimée mais lorsque la pièce est pleine je sens chaque regard du passé frôler ma peau.
Chaque pièce est une période de ma vie. Le souvenir reste le prix que je paye pour vivre dans cette demeure.
Chaque demeure est à taille variable selon les individus. Chaque chagrin et chaque déception nécessite réparation et entraîne un coût.
Chaque demeure peut être de plein pied ou à étages. La mienne est à étages.
Certains diront que chaque demeure peut comporter 6 étages correspondants chacun à une tranche d'age.
D'autres aimeront penser que chaque étage correspond à un changement de vie: certains y incluront les déménagements, d'autres les réussites professionnelles, d'autres encore les moments heureux importants de leur vie et pour d'autres, dont je fais partie, chaque étage représentera une étape franchie plus spirituellement parlant qu'autre chose.
Chaque étage se bâti avec un escalier difficile à franchir, marche par marche, lors de la première montée mais une fois que l'étage est bâti et solide, la descente est très facile et la remontée dépend de soi.
Chaque événement est une armoire, une commode, une table de chevet ou une coiffeuse... chaque tiroir sera une image, une émotion ou un ressenti.
Chacun fait ce qu'il veut de sa demeure. Certains la démolissent d'autres en profitent autant qu'ils le peuvent, peut-être parfois même trop.
Il est des gens qui subissent et d'autres qui domptent et entre, il y a ceux qui apprivoisent.
Certains la décorent tandis que d'autres prêchent le minimalisme, le zen.
Certains y vivent à 100 à l'heure d'autres préfèrent y prendre le temps d'observer: les gens, la nature... qu'importe pourvu que sa demeure reste un lieu de paix.
D'après moi, qu'importe la taille de la demeure, qu'importe la déco, qu'importe si elle est pleine ou vide. Le principal ce n'est pas cette demeure, c'est le plaisir que l'on prend à la bâtir, la joie que l'on peut y ressentir et surtout, surtout, d'être heureux, à l'intérieur comme à l'extérieur.
Auteur:
digrenette
à
13:42
1 commentaires
mercredi 20 février 2008
Une vie rêvée ?
Quand on est enfant, on s'imagine pouvoir être pompier, danseuse, cowboy ou fée mais cela reste dans l'ordre des choses. Ensuite on évolue, on se rend compte que certaines affinités pourraient nous conduire vers telle voie plutôt que vers telle autre. En fait, certains ne savent pas ce qu'ils veulent faire. Ils ne savent pas vraiment ce qui leur semble être bon pour eux, ce qui pourrait les rendre heureux dans leur vie professionnelle.
J'avoue avoir longtemps voulu etre paléontologue. Cela étonnait très souvent mais ce qui étonnait le plus c'est qu'à partir du moment ou j'ai su faire ce choix, j'ai pu expliquer pourquoi en disant que je trouvais ça plus intéressant que d'être simplement archéologue. Je me suis, par la suite, rendue compte que retenir des dates ce n'était pas mon fort. J'aime l'Histoire, la géographie, voir ce que des gens ont pu apporter à l'Humanité ou ce que les gens ont réussi à fabriquer pour réussir à survivre dans leur environnement. J'ai tout de même réussi à ouvrir les yeux et renoncer à cette image de moi qui était devenue un rêve de petite fille.
Mais combien d'entre nous, arrivent à se voir dans une profession, en tenant compte de leurs capacités et arriver au bout de leur rêve ? Combien savent y renoncer et se voir autre part à faire autre chose de leur vie ? Combien savent exactement ce qu'ils veulent pour leur vie professionnelle, personnelle et que ces visions soient en harmonie l'une avec l'autre ?
Quand on avance dans la vie, on apprend à se connaître. Nos réactions, nos pensées, nos principes, le regard des autres, nos sentiments sont autant de choses qui peuvent transformer au fur et à mesure notre ambition.
Alors fait-on vraiment de notre mieux pour arriver au bout de nos rêves ? Se donne-t-on les moyens suffisants pour réaliser nos rêves ? Ne nous laissons nous pas trop guider par les autres et notre volonté de se faciliter la vie ? Ne changeons nous pas nos rêves trop facilement, au gré des opportunités ? Ne voyons nous pas trop à la baisse nos ambitions de bonheur ?
Et finalement, n'est-ce pas aussi bien d'arriver à être heureux sans atteindre forcement ses rêves ? Le principal, c'est d'être heureux ;)
Auteur:
digrenette
à
19:47
0
commentaires
vendredi 11 janvier 2008
Et si on improvisait un peu ?
Et si VOUS participiez ?
Proposez un sujet (que ça soit le dentifrice, la musique, les serpents, l'Histoire ou la faim dans le monde) et je m'engage à écrire un texte dessus. Plein d'humour ou tout à fait sérieux je répondrai dans un délai de disons... 1 semaine ;)
Si vous voulez que ce soit absolument un sujet sérieux, spécifiez le moi et nous pourrons discuter du sujet par la suite ;)
Je mettrai bientôt qqes photos sur mon blog ! Les textes, ça va 5 minutes, n'est-ce pas ?! ^^
Et sinon... Belle et Heureuse Nouvelle Année !!!
Auteur:
digrenette
à
19:23
2
commentaires
mardi 11 décembre 2007
Essai 2 - Minus
Comment pourrais-je un jour espérer fermer le caquet de cette brute épaisse sans cerveau?
Un minus, c'est transparent, c'est malgré tout intelligent et ça ne fait pas de vague. Un minus, on le bouscule sans même s'en rendre compte, on ne lui adresse la parole que pour demander un service du genre: "Dis, toi la! Fais mon devoir de sciences ou je t'explose !". Que répondre à ça quand on est un minus: "Ah ouais?! Ben je voudrais bien voir ça !" ? Non sûrement pas...
Un minus ça répond, en un murmure à peine audible, un petit "d'accord" tout en baissant les yeux et la tête du même coup. Un minus, ça n'a pas le droit d'avoir des amis sauf s'ils sont également des minus et qu'ils n'ont pas peur de faciliter les moqueries... Bah oui quand on est minus, on essaie, à notre grand malheur, de se regrouper pour finalement mieux se faire renverser... Vous connaissez le jeu de quilles?
Et bien pareil mais à la place des quilles vous imaginez les minus, en groupe. Non pas comme des moutons dans le sens ou ils sont bêtes mais plutôt comme des moutons dans le sens où ils sont apeurés par les loups. Oui des loups, affamés, méchants, sans foi ni loi. Prêts à croquer un minus juste pour le plaisir de sentir la peur couler dans les veines de sa victime.
Tout à coup je me sentis trahi. Oui, trahi: par mon propre corps qui ne voulait pas se développer assez pour que je puisse en imposer, par mon esprit ensuite car il ne voulait pas me donner la force d'en imposer malgré mon physique. J'entendais encore la voix de mon psy qui me disait de m'accepter tel que je suis. Mais je ne l'entendis pas longtemps. J'en avais soupé de ces balourds sans cervelles, de ces "acceptes-toi", de ces "il faut que je réagisse" et de ces parents qui n'en voulait qu'a ma faculté d'inventer de nouveaux objets.
Je ne laissai aucun mot, juste mes robots, mes inventions en tout genre et ma chambre bien rangée. Je pris la route. Pas n'importe quelle route: celle de l'espoir et du possible, celle que beaucoup de monde espère croiser un jour, celle de la paix et du bonheur.
Je partis pour le paradis des enfants: mon rêve.
Bonne nuit.
Auteur:
digrenette
à
14:38
0
commentaires